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04 avril 2018

chrysalide...

Lorsque la chenille est dans sa chrysalide, se demande-t-elle ce qu'il adviendra d'elle une fois qu'elle se sera transformé en papillon?
Ce long moment d'attente la définie t-elle?
Ou bien elle en profite simplement pour se faire belle, pour se reposer afin de sortir fraîche et disposée à papillonner partout autour afin de profiter du soleil, des fleurs et du beau temps?
...
Et si on se compliquait trop la vie en se posant trop de questions?
Et si on arrivait à être présent ici et maintenant en faisant confiance que lorsque le cocon éclot, la vie sera plus belle, lumineuse et riche?
...

28 janvier 2015

Parlons moteur...



De quoi ne pourriez-vous pas vous passer dans une journée?
Je ne parle pas ici de l’ordinateur, tablette ou téléphone intelligent avec lesquels vous lisez ceci.

Ni de la nourriture et l’eau qui nous donne l’énergie pour traverser les heures…

Je parle plutôt de ce qui nous tient en vie dans notre tête. Ce qui nous pousse ou nous tire vers l’avant… Ce qui fait que nous sourions, que nous sommes heureux.


Qu’est-ce qui fait d’une journée une journée réussie?

Le sentiment de satisfaction, de bien-être réside dans quoi pour vous?

Je pose la question et je dois avouer que je ne saurais quoi répondre…
Mis à part le café fait par mon chum le matin, le bruit de la machine espresso qui est en marche, l’odeur… Je ne sais pas ce qui fait que je me lève tous les matins. 


Je cherche à fond le moteur de mes motivations, de mes satisfactions… Et je n’arrive pas à le pointer exactement. C’est peut-être ce qui fait de moi une personne mélancolique, nostalgique (mais de quoi?)… 
Probablement pour ça que je ne suis pas tout à fait heureuse, tout à fait accomplie?

Je ne sais trop…


Tout autour de moi, les gens ont un moteur, un but, une raison… Travail, famille, but personnel…


Moi?
Je suis une passionnée de tout, mais rien ne m’intéresse bien longtemps, sinon les gens, mes amis, mes enfants,  mes amours…


J’aime bâtir des projets, mais très peu les finaliser. Pas que le produit final ne m’intéresse pas, mais la longueur des projets fait que je finis par ne plus m’y intéresser vraiment. J’aurais été bonne en publicité, un projet puis un autre, puis un autre!


Finalement, me suis lancé très jeune dans des projets de longue haleine… Dont celle d’être mère. C’est un gros contrat à long terme et je dois vous assurer que celui-là je ne m’en désintéresse pas du tout.
Alors pourquoi je me lève tous les matins?
 Pour l’odeur du café que mon chum me fait tous les matins, pour la lecture à deux de la Presse, souvent à voix haute l’un pour l’autre…

Pour gagner le beurre à mettre sur mon pain.

Me semble que ce n’est pas tellement BIG comme moteur non?

…

D’après moi, je dois oublier des choses…

Je lance donc la réflexion avec vous!

…

Bon mercredi!

21 novembre 2013

Totalement en manque!

Rêveries la nuit, rêveries le jour.
Les jours passent et se ressemblent tous!
Le cadran sonne le glas de cette position que je prendrais pour hiverner. Encore!
Tous les mois de novembre et décembre, je sens mon énergie qui chute à la vitesse Niagara.
Pourtant, tous les étés j’imagine que j’ai engrangé assez de réserves pour faire face à la pénurie…
Le manque vient invariablement!
Le rêve diurne de la couverte moelleuse se dessine en moi, constamment.
Je me vois avec un thé fumant sur un divan, un bon livre à la main.
Image fantasme, diffusée dans une lumière dorée…
Paresse d’automne?
Dépression saisonnière?
Sentiment de manque d’une junkie de l’été?
Peu importe le nom qu’on lui donne.
La sensation reste la même. L’énergie que l’on sent descendre jusque dans nos pieds, que l’on traîne difficilement.
Pourtant, l’automne est beau et bon.

Le froid ne mord pas encore mes joues rouges et je commence à peine à mettre des bas dans mes chaussures.
Je travaille fort pour que le moral reste au niveau de l’été. Qu’il ne donne pas la main à cette énergie qui vacille!
Et vous?
Comment réagissez-vous à l’automne et à la lumière qui décline?

Quels sont vos trucs?
...
Ce texte a été écrit avec cette trame sonore envoûtante...

25 avril 2013

Que la chenille se fasse papillon


Combien de temps ça prend pour réellement se connaître?
Combien de temps faut-il pour se rencontrer vraiment?
Combien de chemin de travers doit-on emprunter pour finalement se sentir sur la bonne voie?
Combien de personnes éclairantes doit-on croiser en route, pour bien apercevoir son tracé?
….
Surtout…
Surtout combien d’années peut-on vivre en ignorant les signaux que la vie nous envoie?
Combien de temps faut-il pour apprendre à écouter vraiment?
…
C’est peut-être la fin de cet hiver qui est frisquet et souvent gris… Ma vie est sous un jardin de brume. Pas une brume déprimante, mais bien une fumée grise et opaque, qui m’empêche d’avancer autrement qu’à petits pas. Je sais que je dois me mobiliser. Je sais que je suis rendue à prendre en main certains projets, pour arriver enfin à la vie que je souhaite. D'un autre côté, j’aurais voulu que ça se fasse naturellement, comme par magie.
Mais la magie n’existe que pour les magiciens… Et pour le peu que j’en sache, les magiciens travaillent très fort pour nous faire croire que leurs tours de passe-passe sont de la magie, alors qu’il n’en est rien.
Je suis un peu fillette, un peu pensée magique. Parfois, je me couche le soir en me disant que demain tout sera clair. Le lendemain est rarement plus clair que la veille. Juste un peu plus reposée la fille, pas plus éclairée!
…
J’évite, je me cache, je me joue des tours, mais je ne me crois plus!
J’essaie de me faire croire en le disant haut et fort à tout le monde, que je ne suis pas faite pour travailler dans ma passion, que j’aime mieux que ma passion le demeure et ne sois pas un travail. Mais je n’arrive plus à me croire. Je sais que je procrastine, parce que l’inconnu me fait peur. Ne dit-on pas que certains esclaves lors de leur libération sont restés au service (et ce, gratuitement) de leurs maîtres, car la liberté les affolait?
Je me sens comme ça.
Affolée comme un papillon face à la lumière du soir, qui surgit de nulle part. La différence entre moi et le papillon? Je retourne me cacher dans mon quotidien… Je ne me lance pas vers la lumière!
…
Je dis souvent à mes enfants et aux enfants de mon amoureux qu’il faut qu’ils ouvrent leurs ailes, que sans le déploiement de celles-ci, rien de bon ne peut arriver. Juste de l’ordinaire… 
De belles paroles!
Et moi mes ailes hein?
Bien repliée en bonne rêveuse que je suis.
Comment peuvent-ils me croire, moi qui ne déploie pas les miennes??
Il est temps que la grosse chenille dans son confort inconfortable, sorte de son cocon et sorte ses ailes multicolores (bien sûr qu’elles sont multicolores… Je ne suis pas une fille ton sur ton… même quand j’essaie, y’a toujours un peu de rouge, un peu de dorée et de bling bling qui sort!!)…

Il est temps que je donne l’exemple.
Parce que le « fait ce que je dis et non ce que je fais… » Est trop inconfortable maintenant et surtout… Ne fonctionne pas tellement!
Il est temps de grandir (encore!) et de trouver cette route, afin de devenir à mon tour cette personne éclairante et inspirante!

26 mars 2013

Plan B!


Partout il est dit qu’il faut faire aimer la lecture à nos jeunes!
Personne ne nous a dit qu’après ils penseraient par eux-mêmes!!!!
…
Cette petite boutade vient de cette tranche de vie que je vais partager avec vous. Pour vous faire sourire un peu, mais aussi pour partager à quel point je me sens vieille et plus utile du tout pour mon dernier, trop grand, trop vite!
Je voudrais préciser ici, que je suis partie de la maison à 18 ans et que j’ai eu ma fille à 20 ans. Alors, j’imagine que c’est dans nos gènes de vouloir voler de nos propres ailes tôt!
…
Oli, mon bel Oli qui va avoir 18 ans à la fin de l’été qui vient, ne s’intéresse que sporadiquement à la lecture. Cette activité demande beaucoup de concentration et il n’est pas né avec une dose excessive de cet ingrédient! Il ne veut pas prendre de médication et se nourrit, comme bien des adolescents, de sucres raffinés en trop grande quantité et de choses bonnes pour la santé en moins grande quantité!
(Je sais que ça va changer avec le temps, il a un peu de moi tout de même!!!)
Toujours est-il qu’il s’est mis à la lecture de « la frousse autour du monde 1-2-3 » de Bruno Blanchet. Qui est devenu son maître à penser. Son idole, son modèle!

J’aurais dû me méfier lorsque tous les soirs, il entrait dans ma chambre les yeux brillants, me racontant en détail, toutes les astuces pour voyager léger et partout dans le monde!
Ô comme on ne voit pas la forêt, lorsqu’on est accotée sur l’écorce d’un arbre!!!
…
Dernièrement, fier et fiévreux de sa lecture. Ayant le goût de l’aventure et surtout d’aller faire de la poutine en Thaïlande avec Bruno (quoi? Ils sont rendus copain-copain maintenant??), il m’annonce que s’il n’est pas reçu au CÉGEP dans son premier choix, alors il partira! Son plan B qu’il dit!
Pardon?? Ton plan B c’est de partir, sac à dos??
Euh non!!!
Maman tu comprends pas… C’est comme à mon âge genre, qu’on fait des affaires de même! Pis Bruno lui non plus y’avait pas d’argent pis yé pas mort, y’é même heureux!
Oli, mon bel Oli. Un plan B dans ma tête c’est de faire une demande au 2e tour et d’attendre… Ensuite vient un plan C… Le 3e tour de demande… Je pourrais peut-être admettre que ton projet de sac à dos soit un plan D! C’est beau aussi un plan D? Tu trouves pas???
Tu comprends rien! Je vais en parler à mon père… Lui il va comprendre!!! (bin oui, même séparé, on se fait dire des affaires de même!)
…Écoute Oli, ton idée est faite? Y’a rien que je pourrais dire qui pourrait t’aider à y penser un peu plus?
Non.
….
Misères!!!
Après discussion avec son père, je comprends que pour lui le plan D, n’est absolument pas de savoir notre fils à veau l’eau quelque part à boire des verres de boissons exotiques sur une plage à un full moon party!
Mais.
Oui encore un mais…
Il sera majeur et il vivra sa vie comme il le souhaite, comme nous avons fait.
Et si jamais il partait pour vrai?
Je pense que je serais un peu envieuse, de sa bravoure et de son ouverture sur le monde. De ses capacités de prendre la vie à bras le corps et de le savoir solide face à l’inconnu.
Je me regarderai dans le miroir en ayant peur pour lui (c’est sûr), mais je me gargariserai de l’avoir éduqué d’une bien belle façon!
…
Me semble que c’était plus simple quand c’est moi qui lui lisais le soir des livres de petits enfants qui aiment leur mère plus que tout et qui ne la quittent jamais????
…

22 mars 2013

Discussion autour de 50 nuances de gris…


Je viens de terminer le livre… Les deux sur trois livres en fait.
Est-ce que j’ai aimé?
Non.
Mais… oui!
J’ai aimé la relation fusionnelle qu’ils entretiennent ensemble. J’ai aimé la connivence. J’ai aimé sa résistance à elle. J’ai aimé leur passion.
J’ai trouvé ce livre mal écrit et sans nuances (malgré le titre).
Je lis sur le net et sur mon fil Facebook des choses qui ne sont pas vraies sur le livre.
On dit que c’est un livre sur le sadomasochisme…
Euh?
Non pas du tout.
Pas parce que le monsieur a l’habitude d’entrer en relation avec les femmes de cette manière que ce livre porte sur ce sujet.
Oui il en est question.
Mais je ne vois pas vraiment dans ce roman,  où les deux amoureux ont ce genre de relation (bien sûr il existe une relation de dominance... Mais les jeux auxquels ils s'adonnent n'ont rien à voir je pense, à l'engouement que la terre porte à ce livre). La demoiselle décide pourtant d'essayer cette pratique et finalement refuse farouchement et s’enfuit devant l’atrocité de ce qu'elle a ressentie et ne veut en aucun cas que cela se reproduise! Elle n’aime pas et comme une femme indépendante et forte elle part en lui disant ce qu’elle en pense. Elle veut mieux et surtout elle veut plus qu'une relation consensuelle basée sur la recherche du plaisir dans la douleur.
Je pense que ce livre va rejoindre autant de femmes pour d’autres raisons que les gens qui n’ont pas lu le livre pensent…
La raison majeure est le changement, la transformation que monsieur Grey effectue après avoir rencontré l’amour avec un grand A qui plus est qui a tout, mais alors là… Vraiment tout! Je ne connais pas une femme qui ne rêve pas d’avoir autant d’effet sur un homme! Et toute sa découverte du plaisir dans les bras d’un homme si beau, si attentionné! Qui a connu la découverte de la sexualité avec autant d’ouverture et de plaisir dites-moi?
Cette femme est libre dans son corps et dans son cœur et elle rencontre l’amour.
« LE VRAI » et ce, dès sa première rencontre en plus!
…
Ce livre parle de sadomasochisme, mais il parle bien plus du rêve de la petite fille qui rencontre son prince charmant.
…
Ce livre vient chercher cette part de rêve que l’on retrouve dans presque tous les films américains de « filles »…
L’amour qui transcende les meurtrissures de l’enfance (pour ça il faudra lire le 2e livre), qui transcende les classes sociales, qui aplanit les problèmes de valeurs entre deux personnes. Je vois déjà ici le film qui pourra en sortir!
…

Ce qui en fait un mauvais livre pour moi, c'est qu'il est linéaire et qu'on ne va pas très loin dans la psychologie des personnages, on ne sort pas des clichés. 
Est-ce un livre érotique?
Pas pour moi.
Pour moi ce livre est dans la lignée des livres que l'on lit pour se détacher la tête du corps et qui a la même fonction que les films de filles quand j'ai le goût d'en écouter un.
Un divertissement qui ne se peut pas.
Si je veux lire des livres érotiques je vais vers d'autres choix...
Comme "femme de papier" de Françoise Rey. Pas trop hard et ma foi assez diversifié pour aller chercher son public quelque part.
...

Je ne sais pas pourquoi ce livre soulève tant de passions autant négatives que positives.
Je pense qu'il existe sur les tables des livres autrement plus subversifs et choquants et/ou érotiques...
Pourquoi lui?
Je ne sais pas encore...
Je cherche.
...

Et vous…
Vous en pensez quoi??

30 octobre 2012

Espace étanche pour amoureux, recherché...

Vivre à deux n'est pas chose aisée. On a beaucoup de discussions au travail à ce propos ces derniers temps. Probablement l'automne, la fin de l'été ou encore le recommencement des routines et du "métro-boulot-dodo" qui affecte les neurones amoureuses... Qui sait?
On arrive toujours à la même conclusion : On doit être capable de se retrouver et d'avoir du plaisir ensemble. Comme couple! Sinon la vie est longue et ardue. Se retrouver ensemble et avoir du plaisir... Beau dans la théorie. Mais en pratique? Quand vient l'heure des retrouvailles, comment faire place dans le cerveau et l'énergie pour retrouver ce petit je ne sais quoi qui allume et tourne le bouton à "on"? 
Comment se fait-il que lors des fréquentations, lors des balbutiements d'un couple on arrive à trouver cet espace en soi, malgré les aléas de la vie et qu'une fois le couple bien installé, on peine à le retrouver?

Une question d'hormones certainement. Mais il n'y aurait pas dans le début du couple un espace bien défini à l'autre qui ne vient pas toucher aux autres espaces de notre vie? Comme si on arrivait à faire abstraction de tout le reste par la seule pensée de l'autre, sa seule présence...
Comment faire pour retrouver cet état d'esprit des débuts? Comment faire pour étanchéiser cet amour qui nous tient à cœur et au corps pour notre plus grand plaisir! Comment retrouver les espaces libres des temps nouveaux?
Comment arriver en fin de soirée fraîche et disponible comme au début?
Se donner des rendez-vous, comme dirait mon amie Ge, sexologue et blogueuse spécialisée dans les relations amoureuses? OK. Mais quand????? Hihi! J'arrive à me poser la question. Même quand les fins de semaine sans enfants (famille reconstituée oblige) se pointent à l'horizon, il arrive de plus en plus souvent que nos ados décident pour des raisons de logistique de rester avec nous, alors nos idées lubriques et festives prennent le second rang... C'est bien ainsi, nos enfants ne sont pas négociables, mais la petite pensée frustrante qui n'est pas loin... « Quand aurons-nous du temps pour nous??? "
...
En même temps, quand on est célibattante on souhaite ces petits ronrons de la routine à deux, et quand on est dedans... On rêve du temps où célibataire, notre cerveau avait tout l'espace voulu pour trouver tous les moyens pour faire de la place à la folie amoureuse...
...
Ce que je trouve encourageant de nos discussions entre copines et aussi avec mon doux, c'est que l'envie de trouver ces espaces de délires amoureux est bien présente. On a tous envie de trouver ce plaisir d'être ensemble. Car sans ce désir... Pourquoi rester en couple... Hein?

11 octobre 2012

Toutes ces choses... bis


…Que je sais faire
  • Je sais comment chercher pendant des heures des fées, avec des enfants émerveillés dans le bois.
  • Je sais faire du thé.
  • Je sais flâner longtemps dans un hamac, à juste regarder le vent faire bouger les branches.
  • Je sais comment ne pas trouver mes clés qui sont pourtant juste dans ma main.
  • Je sais faire des choses succulentes à manger.
  • Je sais être snob.
  • Je sais être ouverte aux autres.
  •  Je sais chanter, danser et cuisiner en même temps que je tourne la soupe, regarde si les enfants font leurs devoirs et le tout, en buvant un verre de vin. Oui!
  • Je sais parfois comment aimer.
  • Je sais comment faire de grandes colères et je suis capable de tristesses infinies.
  • Je sais avoir de grands fous rires et sais comment être habité de joie intenses.
  • Je sais garder un secret.
  • Je sais faire preuve de respect.
  • Je sais enfreindre les règles.
  • Je sais comment faire un feu.
  •  Je sais rire en pleurant.
  • Je sais que le père Noël existe et qu’il rend Noël plus magique.
  • Je sais plein de choses qui sont inutiles à savoir, mais qui semblent impressionner   quand je les dis lors de soupers entre amis.
  • Je sais compter, mais compte très peu souvent.
  • Je sais faire des sels de bains à la lavande.
  • Je sais lire et le fais avec beaucoup de plaisir.
  • Je sais quand terminer une liste! ;-)
  • Et vous? Que savez-vous faire? Je suis curieuse hein, ces temps-ci!!!
E

09 octobre 2012

Toutes ces choses...

...Que je ne sais pas faire...


http://www.weddingbells.ca/blogs
  • Je ne sais pas comment laver des vêtements noir qui ont du blanc dessus et que le blanc reste impeccable!
  • Je ne sais pas décorer des gâteaux comme dans le film américain "because i said so" et j'en suis triste.
  • Je ne sais pas me taire, même si je sens des malaises.
  • Je ne sais pas rire de mes gaffes.
  • Je ne sais pas me détendre facilement.
  • Je ne sais pas tellement comment dire non sans me sentir coupable de le faire.
  • Je ne sais pas faire un bord de pantalons, ni coudre des rideaux.
  • Je ne sais pas me coucher tôt. J'essaie... mais je n'y arrive pas.
  • Je ne sais pas comment faire pour ne pas rougir tout le temps!
  • Je ne sais pas jouer au poker.
  • Je ne sais pas exactement comment l'électricité part de la centrale jusqu'à la lumière... C'est tellement nébuleux pour moi, que même lorsqu'on m'explique... J'ai l'impression d'entendre du japonais et de lire des sous-titres coréens!
  • Je ne sais absolument pas mentir. Mon corps parle, alors même si mes lèvres arrivent à dire le mensonge... Mes yeux disent tout à fait le contraire. 
  • Je ne sais pas comment terminer tous ces foulards que j'ai commencé et qui traînent au fond du garde-robe.
  • Je ne sais absolument pas comment faire pour arrêter de m'inquiéter au sujet de mes enfants.
  • Je ne sais pas quoi dire quand quelqu'un meurt.
  • Je ne sais pas comment pleurer aussi jolie que dans les films français. Moi, je deviens toute plaquée de rouge et mon mascara coule à tous les coups!
  • Je ne sais pas mettre du vernis sur mes ongles de la main droite.
  • Je ne sais pas comment me souvenir de mes rêves assez longtemps pour les écrire. Ils sont parfois si épiques et oniriques... Mais pouf! Ils s'évaporent avant que j'ai pu bien les mettre en mots.
  • Je ne sais pas dessiner.
  • Je ne sais pas jouer à des jeux électroniques sans bouger tout mon corps, même si je sais rationnellement que ce sont mes doigts qui font bouger le curseur.
  • Je ne sais absolument pas écouter de la musique sans bouger et danser.
....
Et vous, qu'est-ce que vous ne savez pas faire?
On s'échangera ce qu'on sait faire ensuite...
Question de terminer par les choses encourageantes!
;-)

27 juin 2012

"Couic"


C’est avec un petit coup au cœur que j’ai ouvert hier soir, mon Facebook. Je savais pour l’avoir vu sur mon cellulaire, qu’il y avait plein de photos « prémariage » du père de mes enfants et de sa douce choisie. 
Pas tant les photos, que tous les « j’aime » et les commentaires de ceux qui faisaient partie de ma famille jadis, qui m'ont remués l'intérieur! 
...
Quitter quelqu’un c’est quitter un monde. Toutes les personnes avec qui on a des affinités, avec qui on aimait parler cuisine, décoration, éducation. Toutes ces personnes avec qui on a bu du vin, rigolé ou pleuré la vie. Maintenant, c’est elle qui fait partie de cette famille, de ce monde.
http://untroudansleventre.wordpress.com/
Je ne sais pas pourquoi, mais tous ces « j’aime » de nos amis communs ou des membres de sa famille avec qui je m’entendais moins bien, me font des « couic » pas sympathique dans le ventre.
...
Ce n’est pourtant pas de la jalousie, ni de l’envie. Je ne voudrais pas être sur ces photos, dans ce mariage, je ne choisirais pas ça. Je suis bien ici et maintenant, dans les bras de mon amoureux et dans notre tribu.
...
La vie est bien faite. Probablement que je n’avais pas réalisé que je serais témoin de ce grand jour, de façon cybernétique, mais tout de même. Les photos du mariage seront disponibles bientôt. Et mon Facebook en sera garni. Et dans les faits, je suis heureuse pour lui, pour eux. 
Je ne voudrais pas y être invitée, mais je suis curieuse de revoir tous ces visages qui me manquent tant et je suis curieuse point. Je dois bien l'avouer. 
Je l’ai aimé assez pour lui faire des enfants, je l’ai aimé assez pour y croire (à notre couple, notre famille) pendant près de 20 ans. On s’est quittés sans trop de fracas et en faisant attention à ne pas nous blesser inutilement. On a traversé la tempête avec le plus de respect que nous le pouvions, dans les circonstances. 
Je pense que l’on s’est quitté avec amour. Amitié. 
C’est la relation que je souhaite avec lui. De loin. Mais bon.
Pas encore assez loin pour ne pas voir toutes ces photos de mariage et tous ces « j’aime » ou commentaires usuels de ce genre de démonstrations sociales. Je cliquerai probablement moi aussi sur des « j’aime », car c’est toujours beau de voir les gens qui nous sont chers, voler dans le bonheur.
…
http://untroudansleventre.wordpress.com/
Mais bon.
Que sont ces « couic »… dans  mon ventre?

17 mai 2012

Montée de lait

Moi qui suis la mère de ces enfants que l'on dit rois.
Combien de fois depuis des mois j'entends, devant les demandes des étudiants, que ce ne sont que des enfants rois, qui ont eu tout cuit dans le bec et qui croient que s'ils tapent du pied plus fort, ils finiront bien par avoir ce qu'il demandent?
Image prise sur le Huffington Post (pas de nom de photographe)
____________
je suis une "carrée rouge". Je suis pour les revendications étudiantes. Je repense à tous ceux et celles qui se sont battus pour la social-démocratie, bien avant que je naisse. Je repense à tous les Michel Chartrand, et avant lui aux signataires du refus global. Je pense à mes oncles et tantes, si nombreux dans la famille qu'il a fallu qu'ils décident ensemble qui étudierait et qui ne le ferait pas. Je pense à toutes ces femmes et ces hommes sacrifiés parque l'éducation était l'apanage d'une autre classe sociale. 
Je ne suis plus capable d'entendre sur les radios et de lire dans les journaux que l'université d'ici coûte bien moins cher qu'ailleurs! C'est ici qu'on paie le plus de taxes, c'est ici qu'on a fait le choix d'en payer plus et d'avoir des impôts élevés. Pour pouvoir se payer des services publics, pour s'offrir l'accessibilité. Pour que l'éducation et la santé soient la base pour tous!
Et petit à petit, à force de mal gérer les finances publiques, on rogne sur les acquis. On fait payer de plus en plus pour ces services... Mais on ne diminue pas pour autant les impôts, les taxes sur les biens et services... 
Les jeunes dans la rue, ne le font pour la plupart que pour le principe. Car entre vous et moi,  le coût actuel est gérable. C'est le coût futur, c'est la porte ouverte qui ne le sera plus. Ce sera pour mes petits enfants que l'éducation sera un privilège et non un droit.
________________
Ce qui m'enrage le plus, c'est de voir cette génération de jeunes dans la rue.
C'est de les avoir vus si longtemps disciplinés, organisés, drôles, inventifs... On leur avait dit de ne pas user de violence, ils nous ont écoutés, ils ont fait des plans, des calculs et ont eu de bonnes idées pour équilibrer les finances, afin de ne pas toucher aux frais scolaires.
Ils ont eu droit à une fin de non recevoir.
Ils ont devant eux, des gens qui gouvernent à coup d'enveloppes brunes, de facilitations à des amis du partis, à des scandales énormes de corruptions de toutes sortes... Et qui les justifient.
Ils sont dans la rue et demandent au gouvernement de revoir eux-même leur gestion, de repenser les finances. De choisir les priorités... comme l'éducation!!!
__________________
Le pire?
Le pire c'est qu'ils sont seuls dans la rue. 
Là où il devrait y avoir une révolution. Il n'y a rien.
Les gens lisent les gros titres, bougonnent contre les retards de circulation et lèvent les yeux dans les airs.
Ils se disent peut-être qu'ils n'y peuvent rien.
Et pourtant.
Qui vote?
...
Mais oui, j'oubliais... On ne vote plus beaucoup non plus!!!! (moyenne 44% dans les élections partielles dans les 4 dernières années...)
...
_________________
Voilà pour ma montée de lait...
Et d'ailleurs...
Pourquoi on appelle les coups de gueule des montées de lait????




24 avril 2012

Zone de turbulences....

Étreinte (Claude Vigée)
Après la zone fusionnelle arrive la zone de turbulences. 
La zone où l'on se détache, où l'on remarque chez l'autre ce qui nous agaçait, mais nous faisait sourire... 
Drogués à la dopamine, à  l'adrénaline, et à l'ocytocine... On a flotté sur un nuage de bonheurs renouvelés sans cesse...
Puis un jour, avec les aléas de la vie... arrive un évènement, peut-être deux ou trois et les hormones agissent avec moins d'intensité...
On constate alors à quel point notre couple est comme tous les autres. Parfois ordinaire, parfois extraordinaire... Mais rempli de quotidien... De courses à faire, de leçons à faire faire et de besoin de solitude ou de connexions. 
Notre couple est finalement comme tous les autres... 
Comment avons-nous pu croire qu'il serait l'unique et l'extraordinaire?
Arrivent alors les déceptions. Le sentiment que la vie ne tient pas ses promesses qu'elle met des bâtons dans les roues du bonheur...
Arrive alors la réalité. Notre couple n'est ni meilleur, ni pire d'ailleurs que ceux qui transitent dans notre décor... Il est. Point.
Il faut alors regarder l'autre comme il est. On a embelli certains angles, on en a omis d'autres... 
Ce qui est bien, c'est quand le regard sur les angles plus obtus est encore un regard amoureux. Être amoureux c'est aussi aimer la personne dans ce qu'elle a de défauts ou de travers. 
Il faut maintenant passer ces zones de turbulences dans l'amour, le respect et apprendre à se découvrir dans nos défauts aussi. Apprendre à apprivoiser ces nouvelles perspectives.
Il est si facile d'aimer quelqu'un qui nous idéalise, qui nous visualise comme étant une des merveilles du monde...
Et vice-versa...
...
Le baiser de Rodin
Arriver à se dire que la destination de notre peau, de nos coeurs et de nos délires passe aussi par cette route moins agréable, plus cahoteuse...
Trouver l'équilibre entre les creux, les montées et le calme plat de la vie au quotidien...