16 février 2012

air doux de février

Tous les mois de février, c’est la même chose!
Je sens la fébrilité printanière m’envahir!
Et pourtant!
Il est encore loin le temps de la sève qui coule des érables.
Encore loin le remisage des manteaux, tuques, mitaines et bottes!
Mais…
La luminosité, le chant des oiseaux plus présent, la douceur de l’air…
Je rêve à des matins doux et au café pris sur la terrasse le matin!

14 février 2012

La St-Valentin c'est aussi des chansons d'amour....

Celle-ci est l'une de mes préférées...
Et votre chanson qui parle d'amour... celle qui vous parle le plus, qui vous fait craquer à tous les coups?
C'est laquelle?

13 février 2012

Sortir de notre île...

Chagall

Voilà. La nuit est terminée. Le jour n’est pas levé encore. Ton corps amoureux qui s’étire, qui agit comme un aimant avec le mien.
J’essaie d’étirer le temps aussi bien que mon corps rompu de sommeil, avant que cette semaine ne commence vraiment. Étirer la fin de semaine, qui encore une fois, a été bien trop courte.

La motivation est une étrangère dans ma vie professionnelle ces temps-ci. Les petits matins gris, comme ceux ensoleillés, sont pénibles. La levée du corps ardue!
C’est avec très peu de conviction que mon gros orteil sort le bout de l’ongle vers le plancher froid.
C’est que cet amas de tissus qui agit comme le soleil du sud est si doux, si invitant tout à côté de la dureté du bois en bas, par terre.
Cette chaleur qui nous enveloppe dans ce cocon doux, là où on se retrouve juste nous deux. Là où s’entremêlent les éclats de rire, les propos sérieux, comme les chatouilles et les baisers. Notre île.

(le rêve, Chagall)
Ce matin, comme tous les autres depuis que je dors ou ne dors pas avec toi, je dois trouver le pont, qui me mène vers l’extérieur de nous deux, retrouver mon unicité, mon fils, mes amis, mon travail… Pour mieux revenir le soir venu, à cette chaleur qui nous rassemble. À nos draps emmêlés et à nos fous rires pour rien. À toutes ces choses secrètes ou non, qui font de nous… Ce que nous sommes.

07 février 2012

Résilience

*Résilience*
Ça sonne comme résille.
Bas résille.
Vous savez, les bas remplis de trous.
On les dit élégants, coquins, charmants.
…
Une personne résiliente c’est ça aussi?
Une personne pleine de trous, qui brode autour de ces vides et en fait quelque chose de beau?
Une personne qui se bâtit tout autour d’une armature artificielle, empruntée afin de grandir?
…
Je pose la question…

03 février 2012

Soupirs!

Nous avons passé la semaine à discuter de la mort. 
La mort donné par des parents, au nom de l'honneur. 
La mort souhaité de certaines personnes qui hantent les prisons. 
La petite mort du harcèlement psychologique vécu à l'école. 
Les mots et les gestes qui ne nous quittent pas, avec le temps. 
Qui s'imprègnent dans notre âme, notre ADN presque.
Quand les adolescents si sensibles, autant que les parents manifestement, philosophent sur la vie, la mort, sur ce qu'est l'honneur, la liberté de vivre sa vie. Les discussions sur où elle s'arrête justement la liberté. Ça fait du bien à mon coeur de parent.
Sentir déjà chez la plus jeune, cette curiosité morbide du comment la mort a été donnée, son intérêt pour les détails « croustillants ». Ça m'effraie, je dois l'avouer, mais en même temps il y a une envie, un désir si grand de comprendre. Que je me dis que ça ne peut faire de mal que de décortiquer, ce qui est pour moi inimaginable!
Chez la belle rousse, cet intérêt de comprendre pourquoi quelqu'un choisi de tuer une autre. La réelle envie de saisir là où existe la fracture entre y penser et passer à l'acte. Si elle persiste dans cette voie, elle pourra faire une bonne chercheuse en psychologie, en criminologie. Cette fracture qui m'a souvent fait peur. Comme je me suis posée la question souvent... "qu'est-ce qui pousse un parent à agir... Quel est le boulon qui est mal vissé?".
Je suis tellement sensible et fragile face aux violences faites autour de moi.
J'ai une façon bien à moi de ne pas vouloir tout regarder, de ne pas entrer en profondeur dans le sujet. 
Je travaille fort mon déni.
Il y a parfois des horreurs qui me font l'effet d'un feu trop puissant. Je ne peux m'y approcher de trop près. Je m'y brûlerais...
...
je suis par contre très heureuse de sentir que l'espace à la discussion existe chez nous.
Fière de sentir l'ouverture de tous pour le faire.
Bien consciente par contre que nous ne réglerons pas le sort du monde, quoique...l'éducation est parfois garante de l'avenir... Et réfléchir, discuter en fait partie justement de l'éducation.
...