08 octobre 2012

Action de grâces....

Cette journée n'est pas simplement une journée de congé. C'est aussi une journée que les anciens prenaient pour remercier Dieu ou la terre ou je ne sais qui pour tous les bienfaits qu'ils ont eu dans l'année qui venait de passer. Les cultivateurs remerciaient pour les bonnes récoltes et aussi pour avoir eu la santé et la vigilance d'y travailler si fort. 
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Depuis que j'ai des enfants (depuis près de 20 ans maintenant-ouf...), j'essaie de faire de cette journée de l'action de grâces un jour de grand merci! J'ai toujours essayé de démontrer à mes enfants les verres à moitié pleins plutôt qu'à moitié vides. Un bon souper, souvent avec des amis ou la famille, des gens qu'on aime et qui nous aime en retour aussi. C'est important de regarder bien en face la vie et ce qu'elle nous apporte de magnifique! On passe beaucoup de temps à regarder ce qui nous chicote, ce qui nous gratouille et nous fait mal ici et là... Il faut parfois arriver à faire le contraire.
à Montréal, dans le Vieux, octobre 2012
En fin de semaine je suis allé faire de la photo dans le Vieux-Montréal, faire de la photo de rue. Je veux participer à un concours local, alors je suis allé faire mes classes. Et j'ai pris cette photo d'une calèche qui fait faire le tour à des touristes, dans cette portion de la ville qui ressemble encore aux temps anciens de la nouvelle France. J'ai fait le parallèle avec cette autre photo prise cet été à Cuba, à Ciégo de Avila, la capitale de la province où nous étions, donc une ville universitaire, une ville plus riche que ses voisines à côté, où les gens se promènent en calèche aussi. Mais pas pour balader les touristes, non. Pour aller travailler au champs, pour aller faire leurs courses et pour rentrer embrasser femme et enfants le soir. Là bas, les voitures sont des voitures abandonnés par les américains dans les années 50 et quelques voitures chinoises ou coréennes plus récentes, mais ça c'est rare.
Je regarde sur la photo d'ici. Des voitures de luxe, tout à côté de boutiques de luxe qui jouxtent les galeries d'art où j'entre en me sentant si timide de ne pas jamais pouvoir acheter quoi que ce soit. Bien que j'apprécie grandement y jeter un oeil et me perdre dans l'imagination des artistes.
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Je suis née du bon bord de l'Amérique. Je suis née du bord où on boit le café plutôt que de le cueillir, du côté où même pauvres, on va à l'école. Du côté où les femmes ont des droits et peuvent les revendiquer. Je suis reconnaissante de ça. Je suis née du bord où l'on peut voter et discuter librement de nos idéaux politiques. C'est certain rien n'est parfait et je pourrais ici énumérer tout ce qui ne va pas bien. Mais ce ne serait plus un billet de l'action de grâces n'est-ce pas?
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Je suis reconnaissante des amis qui m'entourent, des enfants intelligents, en santé que j'ai. Reconnaissante de pouvoir vivre amoureuse et d'être capable de cette intimité, cette proximité de notre couple. Je suis heureuse de pouvoir sortir tous les jours et être capable de reconnaître la beauté et reconnaître cette lumière que j'aime tant. Je remercie tellement la vie de m'avoir donné les compétences au bonheur, la facilité de rebondir, même quand je ne vais pas toujours super bien. 
Mon action de grâces aujourd'hui va à tous ces gens qui m'entourent et qui me font du bien.
À cette richesse relative, qui me permet de voyager, manger au resto, boire du bon vin, rire devant un bon film, de pouvoir lire et écrire sur cet ordinateur qui me relie à vous.
Je suis reconnaissante d'être en santé et vivante, moi qui ne croyais pas me rendre à cet âge quand j'étais adolescente.
Merci simplement à la vie, d'être bonne pour moi.
À Cuba, août 2012
Et vous, l'action de grâces... Ça vous dit quoi?

04 octobre 2012

Peine d'amour


Il est rendu grand. Presque adulte. 17 ans!
17 ans et sa première peine d’amour.
Il la vit en silence et avec les chansons de Bernard Adamus et de Lisa Leblanc.
Ils chantent sa peine à sa place.
Et moi je le regarde partir faire de longues siestes. N’être bien nulle part. Il s’assoit avec nous, se lève, part dans le salon, sa chambre… Il revient tente de faire la conversation. Repars…
Ouf.
Il n’accepte pas qu’on en parle.
Il a son jardin secret.
Et moi je le regarde nager dans cette peine sourde et je voudrais l’enlacer, je voudrais lui dire ces choses qui ne font pas de bien, mais qui sont tellement vraies. Comme cette phrase si véridique mais plate, qu’on est mieux seul que mal accompagné.
…
Quand je le voyais courir après son amoureux, l’appeler et ne pas recevoir de réponse, quand je voyais tous les dimanches où il ne faisait rien juste au cas où il appellerait. Je savais que cet amour s’en allait vers un mur et que ça frapperait durement.
…
Pas facile regarder son enfant avoir de la peine.
Je ne sais pas si on s’habitue.
Mais je ne crois pas.
Je voudrais le prendre dans mes bras, il souhaite de l’espace.
Il est jeune.
Il a 17 ans.
Presqu’un adulte.
Presqu’encore un enfant.
Il sera mon enfant, toujours.
Et je pense qu'à toutes les fois où il pleurera, je ne serai pas loin de partager les mouchoirs avec lui.
…
Est-ce qu’on apprend à avoir du recul avec les peines de nos enfants?
Je ne sais pas.
Avec ma belle Lo, je n’ai pas encore appris.
Et je constate que même si j’ai plus d’expériences, avec Oli non plus, je n’y arrive pas encore.
…
Heureusement, je sais que ça finit par passer… Qu’on grandit dans nos peines aussi. Qu’un jour il va regarder derrière lui et il sourira au souvenir de cet amour qu’il pleure aujourd’hui.
(Que je le sache, ne l’aide malheureusement en rien aujourd’hui)

03 octobre 2012

sous la brume

Il fait brume aujourd'hui.
Il fait brume et c'est gris.
C'est tout joli.
Quasi reposant.
Et vous, que pensez-vous des jours gris? Des jours de brume?

02 octobre 2012

de tout de rien...

C'est une semaine intense après une fin de semaine intense! 
D'après moi je suis une femme intense!
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Je suis devant mon écran quand je devrais plutôt aller prendre une douche et me faire masser par mon amoureux... Mais je suis là devant le clavier à essayer de pondre un texte pour notre blogue commun. Les réflecteurs. Nous avons le projet ces temps-ci, d'écrire pour laisser un legs à nos enfants... C'est Mister qui a eu cette idée à Cuba. 
Venant tous les deux de familles qui n'en sont pas vraiment, nous avons dû apprendre certaines choses par nous même, alors on s'est dit... Pourquoi ne pas essayer d'être créatifs et d'utiliser nos forces afin de réfléchir à ce que nous voulons leur laisser comme valeurs, comme concept de réflexions. 
Au départ je n'étais pas tellement chaude à l'idée de "professorer" tel un maître à penser. Je ne prétend pas être arrivé à un point où je peux me permettre de dire que la vérité se trouve à un endroit plutôt qu'à un autre.
Je tente plutôt de philosopher sur ce que je pense maintenant de la vie. 
Si j'avais fait cet exercice à 20 ans et que je me relisais aujourd'hui, je me trouverais probablement bien naïve... 
Et je suppose que si je me relis dans 20 ans, je pourrais remarquer toute l'évolution de mes pensées. 
Et c'est ce qui est bien avec cet exercice... La pensée reste ouverte aux aléas de la vie.
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Je vous laisse en vous présentant Claude, le fier homme de 69 ans (dire 6 et 9, car c'est comme ça qu'il le dit.) Il souhaite pour son 70e anniversaire, célébrer autour d'un méchoui. Il n'a jamais eu de méchoui à sa fête qu'il dit. Je lui ai dit que je me mettrais dans le comité organisateur... 
Moi aussi j'aime ça les méchouis!



01 octobre 2012

Préjugés

Ce rose n,est pas seulement en vogue au printemps...
J'avais un préjugé face à l'automne.
Je pensais que ce n'étaient que les feuilles des arbres qui se faisaient belles pour nos yeux.
Eh bien non!
Les fleurs, les plus braves, les moins frileuses, les plus hardies, restent et affrontent les fraîches nuits, les jours gris et le soleil intense de cette période de l'année.
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Comme il est facile de faire tomber un préjugé négatif, lorsqu'on a l'objectif en chasse de beauté!
Voici mes trouvailles de cette dernière journée de septembre. Dans un parc oublié de Montréal. C'est comme si plus personne ne se souvenait qu'il existe.
Et pourtant, il a été le théâtre de la révolution culturelle et l'apothéose de la révolution tranquille, il a permis aux québécois de s'ouvrir sur le monde et aux enfants de la ville, des années 70 et début 80 d'aller regarder de quoi la nature est faite. Les floralies font d'ailleurs partie de mes plus beaux souvenirs de sortie d'école primaire.
Il n'y a pas que les érables qui aiment l'oranger intense!
Eh bien le site est encore entretenu comme au temps des beaux jours et la nature y est magnifique.
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Sinon on a eu une belle fin de semaine avec Claude, qu'on a amené à l'église Notre-Dame, qui est magnifique et faste à souhait! Moi j'y vais plus pour l'orgue et le choeur qui me font chavirer l'âme à toutes les fois. L'intensité des vibrations, la sonorité de cette église est magnifique pour les oreilles! Pour Claude, ça ne fait pas de différence. Son rendez-vous dominical avec l'eucharistie semble être immuable et imperméable au lieu et à l'environnement. Je suis toujours très respectueuse des gens qui croient. Ce morceau semble ne pas faire partie de mon ADN et pourtant à toutes les fois que je regarde les gens qui sont magnifiés par leur prière, je me dis que je manque peut-être un rendez-vous important avec une part de moi-même.
Pourtant j'ai presque tout pour être religieuse. J'aime les rituels, j'aime ponctuer dans l'année les évènements significatifs. J'aime l'odeur de l'encens et je suis une femme qui a besoin de spiritualité pour grandir et être en harmonie. Il ne manque qu'une dose de foi finalement...
Petits lampions, que j'ai allumé en souhaitant le meilleur pour mes enfants...
N'empêche, les lieux de prières me fascinent et j'y entre avec grand respect pour ces gens recueillis. J'aime à toutes les fois y aller avec Claude, l'accompagner dans ce moment important pour lui me fait plaisir. 
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Prendre soin de Claude veut aussi dire faire des muffins ou encore des petits gâteaux. Il aime cuisiner, comme cuisinent les enfants. Il est appliqué et d'une lenteur à peine croyable. Il tourne en rond tout autour de nous et nous demande sans cesse ce qu'il peut faire pour aider. J'aime cuisiner seule et je ne sais pas déléguer les chaudrons. Je pratique le laisser aller et à apprendre à donner des tâches. J'apprends aussi que la simplicité des uns, n'est pas la simplicité des autres. On a fini par manger de délicieux muffins aux pommes. Les meilleurs en fait, que j'ai mangé de ma vie. Rien de moins! Pas de photo... Ce n'est pas tellement photogénique de la pâte à muffins aux pommes... Beige, beige, beige... et les plats que j'ai à la maison pour faire des gâteaux? Beiges aussi.
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Une ptite rose toute petite, brave et fière...
J'espère que votre fin de semaine a été agréable. Plus reposante que la mienne aussi! Je commence ce lundi en espérant vivement le vendredi qui vient! Je suis heureuse, satisfaite, mais fatiguée. Mais une bonne fatigue c'est mieux qu'une fatigue boudeuse. Alors c'es souriante que je vous dit : À bientôt!