09 novembre 2012

vracs et retrouvailles


En vrac.
Le vendredi, amène souvent son petit lot de choses et d’autres à dire…
Les envies d’évasions du quotidien, les désirs d’accomplissements sur les choses que l’on remet toujours à demain.
Le plaisir attendu à recevoir des amis, à jouer dehors dans les feuilles d’automne, à nourrir les mésanges peut-être.
La gourmandise de cette bouteille de vin qu’on a achetée et qu’on dégustera tranquillement et en rigolant.
Avoir le temps et surtout l’énergie de partager des moments avec les ados (s’ils sont là bien évidemment… Car elles sont occupées ces petites bêtes-là, quand arrive la fin de semaine!)
Et la farniente…
Ahhh oui! Cette farniente qu’on espère et qui ne vient que très rarement! Encore moins maintenant que les hamacs sont rangés jusqu’à l’été prochain…
…
http://bellegosse.wordpress.com/2012/06/29/770/
Ce soir je vais revoir deux personnes que je n’ai pas vues depuis au moins 25 ans. Une autre que je voyais sporadiquement une fois par été, par hasard, on se jasait 15 minutes et puis on se disait à l’an prochain. Ce soir j’ai au moins 3 heures, le temps d’un repas, avec eux. Cette idée qui me tentait bien fort il y a deux mois, me tente moins maintenant. Il y a le trac bien sûr, mais cette petite idée que si on ne s’est pas vus depuis tout ce temps, c’est que l’envie n’est pas tellement solide de conserver des liens. Ces amis d’avant font partie de mes souvenirs reliés à mon amie disparue en 89 aussi. Bien que son suicide remonte à si loin, il fait partie de mes fibres, de la façon dont je conçois la vie et ma peur de perdre subitement les gens que j’aime. Je ne leur dirai pas, mais je lèverai mon verre une fois, en pensant à elle et à son rire qui illuminait beaucoup ma vie! Heureusement, J sera là. Je l’espère heureuse comme elle semble l’être depuis la fin de l’été. Détendue comme sur les photos que j’ai vues d’elle dernièrement. Son nouvel amoureux semble l’apaiser tout en éveillant en elle ce qui était si flamboyant avant, j’aime ça! J est la seule de cette époque qui est encore dans ma vie. Celle avec qui je n’ai pas besoin de remonter loin, pour expliquer certaines peines, peurs ou fous rires! Avec elle je peux parler lessive tout autant que de philosophie. Je peux être nounoune et sérieuse. Je peux être couettée et elle me trouvera belle quand même. Je peux pleurer et je peux être silencieuse. On peut aller ensemble voir des films de filles tout autant que des films bulgares sous-titrés. On ne se voit plus souvent, mais quand on se voit, c’est comme si on s’était vu la veille. C’est mon amie et c’est un peu pour elle que je vais ce soir rencontrer cette bande au restaurant. J’espère que ce sera agréable. M’enfin. Agréable ou pas, j’y serai et regarderai le chemin qu’on a parcouru depuis tout ce temps. Comme je crois qu’on ne change pas tant que ça, je crois que nous pourrons nous dire à la fin de la soirée, combien on n’a pas changé! Hâte de constater les dynamiques de groupe et leur évolution dans le temps.
Pour ceux et celles qui sont encore là…
Je vous partage la musique qui a accompagné l’écriture de ce texte






08 novembre 2012

Un battement d'ailes...

Je ne sais pas c'est de qui, mais je trouve ça magnifique!

Si un battement d’ailes d’un papillon dans le pacifique peut faire naître un cyclone dans l’atlantique, que peut-il découler des tremblements de terre un peu partout sur la planète?
Est-ce que ces tremblements sous la terre et la mer jouent dans notre équilibre intérieur?
Il se passe tellement de choses en ce moment dans la vie des gens qui m’entourent. Des crises d’identités, des coups d’amour qui ne veulent pas mourir, des recherches de sens, des gens aimés qui sont malades, vieux, tremblants et apeurés.
S’il y a des états qu’on ne doit qu’accepter parce que la vie est ainsi faite, il y a des quêtes plus difficiles.

·  Comment faire pour ne pas sombrer dans la grisaille des amours  impossibles?
·  Comment faire pour croire qu’une relation peut être possible, même si c’est beau et simple pour une fois!
·  Comment faire pour se sentir séduisant et vivant avec la même personne qui boit son café avec nous le matin?
·   Comment faire pour aller travailler tous les matins, en se sentant fier et heureux de participer activement à la vie sociétale, même si ce travail ne répond à rien des rêves évoqués plus jeune?
·   Comment faire pour garder une relation vivante et excitante à long terme?
·   Comment faire pour trouver une personne qui nous tiendra enfin la main, à l’âge où les autres se préparent à être grands-parents?
·   Comment faire pour sortir du célibat qui a été notre mode de vie depuis toujours?
·   Comment faire pour se sentir beaux dans ce corps qui ne répond pas à ce qui définit la beauté, aujourd’hui?
· Comment faire pour surmonter cette fatigue lancinante des nouveaux parents?
·   Comment faire pour accepter que l’on vieillisse?
  
Chacun sa quête. J’entends et je constate ce qui remue mes amis.
Je ne peux rien faire d’autre que de lire, d’écouter et de rire quand c’est drôle. J’évite d’ajouter mes larmes aux leurs, même si parfois elles montent à mes yeux.
Je connais suffisamment la lourdeur d’une larme, pour comprendre que les miennes ne feraient qu’ajouter du poids sur leur balance, ce qui semble déjà bien lourd!
…
Si la terre ne cesse de trembler, si on ne cesse de vieillir, se mettre en couple, se séparer, si les papillons ne cessent de battre leurs ailes, c’est que la vie est ainsi faite. Mais je voudrais que cet automne soit doux et je constate qu’il est rempli de tempêtes. Je peux y mettre mes sourires, de la couleur, mais je dois aussi apprendre à vivre avec le temps qui passe et le temps qu’il fait. Il fait un temps de crises et de remises en questions. Soit. J’accepte.
Mais pas un soir, je me couche sans me demander ce qu’il y avait de beau ou de merveilleux dans la journée qui vient de passer. Une façon à moi de me prémunir contre les tremblements sous et sur la terre. 
Une façon bien à moi de battre des ailes afin de faire souffler le vent doux, si le papillon peut avoir autant d'incidence en battant des ailes, je peux faire une différence aussi. N'est-ce pas?
Et vous, ça va comment la vie?



07 novembre 2012

Obama!

Lorsque je me suis couchée hier.
Il ne gagnait pas...
Lorsque je me suis levée?
Il était au pouvoir.
Je suis heureuse.
J'avais peur que nos voisins soient gouvernés par un gouvernement qui met en place des lois qui arrivent directement de croyances religieuses et sont souvent, franchement contre les femmes et des droits humains, droits qui sont pour moi fondamentaux.
Reste maintenant à voir s'il aura les coudées franches.
http://montreal.tv/portail/blog/tag/party-obama-montreal/
Moi aussi, si j'étais croyante, je prierais pour Obama, comme Mitt a dit qu'il ferait... Mais je pense que nos prières ne se croiseraient pas vraiment. Pas certaine que l'on souhaite les mêmes choses pour la suite du monde!
Pour l'instant je suis heureuse de savoir que la personne qui gouverne le pays tout juste à côté du mien, pense qu'un viol en est réellement un. Pense qu'une femme peut avoir le choix et le droit à l'avortement.
Heureuse de savoir que les gais pourront continuer leurs avancées vers une acceptation et même pouvoir avoir droit de se marier, si tel est leur désir!
Contente de voir que les gens, même pauvres, pourront avoir accès plus facilement à des soins de santé.
Contente de voir que même si l'argent mène le monde et les votes, ce soit tout de même quelqu'un qui ait à coeur autre chose que le portefeuille, mais aussi le bien-être des gens!
Maintenant reste à voir si on va être capable comme canadiens, d'élire quelqu'un d'aussi grand un jour!

04 novembre 2012

Raisins en dégustation!

Il y a d'une part cette partie du bon temps qui part vers le temps froid, les temps durs. Et cette part de beauté qui foisonne même dans le gris d'un automne qui oscille entre la pluie, de petits flocons et de vents parfois si doux, qu'on hésite à croire que l'hiver est si près de notre porte.

Il y a ces lueurs de bougies qu'on allume de plus en plus tôt le soir, avec lesquelles on se réchauffe le coeur et le sourire. Chandelles qui savent adoucir un grain de peau, qui fait chuchoter les bavards et qui assoupie les fatigués. Il y a aussi ces longues minutes sous la couette à juste rêver ou encore à regarder ce livre qui nous appelle toujours mais qu'on ne termine jamais. On ne sait pas au juste si c'est parce qu'il ne nous plait pas, ou simplement parce qu'on fait durer le plaisir des phrases un peu trop alambiquées. 


Il y a aussi mon amoureux par un matin frisquet en boxeur short, bottes de pluie, manteau chaud et casquette qui sort pour croquer le plus doucement possible ces merles d’Amérique se gavant des grappes de raisins encore sur la vigne qui pousse sur la brique de la maison. Ils se gorgent de saveurs sucrées et énergisantes. Pour le grand plaisir de cet homme et le mien!

02 novembre 2012

que l'engrisement devienne douceur


Il pleut et les touches de jaunes et d’orangers font du bien à l’œil, mais surtout à l’âme. Novembre est un temps où la lumière s’*engrise* et j’oscille entre trouver ça reposant ou déprimant.
Heureusement, il y a l’art, la musique et la lecture.
Je lis ces temps-ci : Chroniques birmanes de Guy Delisle. (Lire n’est peut-être pas le bon terme, je regarde, je déguste, je savoure, auraient probablement été mieux dit). Un bédéiste voyageur suivant sa douce qui travaille pour médecins sans frontières. Les aléas de la vie dans un pays vivant sous dictature. Très intéressant!
J’écoute : J’ai découvert un site Internet génial. www.8tracks.com où l’on peut faire des recherches de compilations de musique par mots clés. Ces compilations sont faites par des amoureux de la musique de tous les âges et de partout au monde. Je découvre des choses incroyables et des ambiances qui collent avec mes humeurs du temps. Voici avec quoi j’aime travailler ces jours-ci : http://8tracks.com/adfa/daydreamer
 Joan Miro, Aquatinte, La Pluie Matinale au Clair de Lune (Morning Rain in Moonlight), 1958
Je regarde : beaucoup de photos et de sites de photographes. Mais je recommence à m’intéresser à la peinture, non pas comme peintre (les arts plastiques et moi, sommes deux opposés qui s’attirent, mais dont la relation ne donne rien de bon!). Je tape des mots clés dans Google images et je trouve des perles, redécouvre des artistes qui m’ont fait tant rêver lors de mes études collégiales, où j’avais des cours d’histoire de l’art. Dont Miro.
…
En fin de semaine, je retourne voir ma grand-mère à l’hôpital, essayer de lui changer les idées, de la remettre sur la voie de l’optimisme. Mais à 87 ans, on ne se fait plus raconter des histoires comme à 5 ans! Je vais aller passer du temps avec elle, pour lui faire oublier que l’automne est bien là, que ça fait plus de 2 mois qu’elle n’a pas arrosé ses plantes chez elle, lui faire oublier que l’eau dans ses poumons l’empêche de respirer normalement et que l’eau dans ses jambes la fait souffrir et marcher trop tranquillement. Lui faire oublier que la nourriture à l’hôpital est fade et froide, elle qui aime manger épicé et chaud.
Je vais aussi faire de la photo de cet automne voilé de gris et touché par le jaune et l’oranger. Je vais me coller tout doucement sur chéri et lire tranquillement en écoutant de la musique.
Je vais me faire du bien en prenant mon temps et en dégustant les secondes.
En fin de semaine je vais prendre soin. Prendre soin de moi, des autres et du temps. Le bichonner pour qu’il dure longtemps dans la douceur.