04 décembre 2014

Cette année j'ai appris... (entre autres...)

Voilà...
C'est aujourd'hui, 4 décembre que commence mon bilan.
Je pourrais faire une liste des bonnes et moins bonnes choses de l'année 2014, mais je vais plutôt tenter de tourner en positif, même les choses les plus pénibles qui me sont arrivées (malheureusement il y en a eu...)
C'est aujourd'hui que ça commence.
Pour les amateurs du genre... ("OU PAS", comme dirait mon grand Oli de 19 ans!)
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Cette année j'ai appris plusieurs choses, mais LA chose la plus importante est celle-ci : 

la façon dont les gens nous traite ne parlent pas de nous, mais d'eux. 

Quand les gens en qui tu as placé ta confiance, avec toute ta candeur et avec qui tu t'es ouvert totalement te blessent au cœur de ton être, au fond ils ne parlent que d'eux. Leurs souffrances, leurs laideurs sont si grandes qu'elles englobent tout leur être et bien qu'ils essaient de t'enlaidir aussi, ça ne les regarde qu'eux-seuls, alors ça ne fonctione pas. 
On n'est pas vilain parce qu'on côtoie quelqu'un qui l'est. On en a juste l'impression. Quand j'ai compris ça, j'ai fais un grand bout de chemin. J'ai pu tourner dos définitivement à leurs laideurs, leurs aigreurs et leurs personnes... Ce n'était pas moi qui faisait trop confiance, qui était trop gentille, qui avait trop ouvert mon coeur et mon âme, ce sont ces personnes qui en ont abusé et qui m'ont blessé. Je lèverai mon verre le 31 décembre et leur souhaiterai tout ce qu'ils méritent et je me souhaiterai aussi ça.
Ce que je mérite... Rien de moins!
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J'ai aussi appris ceci :

Que je suis beaucoup plus solide que je ne le croyais

Je suis faite de force et de résilience. Je le percevais dans mon histoire de vie, mais là je le sais! Quelle différence ça fait! C'est bon et intense comme sensation, comme compréhension. C'est un bon apprentissage.
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Et ceci aussi :
Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours

Je suis une personne fidèle et loyale en amour. Je crois en la durée dans les épreuves, je pense qu'à deux, quand on se tient la main, on arrive à traverser les ponts, même lors de tempêtes. Mais je sais aussi maintenant où se trouvent les limites, le cadre dans lequel je veux voir évoluer cet amour et je sais maintenant où se trouvent les portes et les fenêtres pour voir le soleil entrer et prendre l'air. Je sais que la seule personne avec laquelle je suis certaine de passer le reste de ma vie, c'est moi. Je me mets donc au centre de cet amour et j'ai décidé de m'accorder du temps, de la valeur et de me faire confiance... Ce qui ne pourra qu'ajouter du positif dans notre vie amoureuse.
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Et aussi ça :
Les vrais amis...

Ouais... C'est cliché, mais vrai! On ne les compte que sur les doigts d'une seule main. Et qu'il faut en prendre soin, malgré la distance, la vie qui court vite et tout et tout. Mais que prendre soin c'est aussi laisser de l'espace, et apprécier les instants que l'on partage, même s'ils n'arrivent qu'une fois l'an. Ce n'est pas dans la fréquence, mais dans la qualité des échanges... Je veux continuer à cultiver le bonheur de vous côtoyer, vous mes "non jugeant", mes "acceptant", mes "toujours là"... Vous vous reconnaissez!
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Et encore ceci :

Je suis une créatrice

J'ai besoin de bulles de créations dans ma vie! Derrière les fourneaux, devant mon écran, avec des aiguilles ou un crochet et des bouts de laines ou de coton. J'ai besoin de ma Nikon, de prendre le temps de flâner et d'inventer... Il faut que je cesse de le nier et que je lâche l'ordinateur pour n'être que spectatrice du talent des autres! Allez, je dois me donner un coup de pied où vous pensez...
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Bon ça suffit comme première journée de bilan...
Non?
Et vous...
Qu'avez-vous appris en 2014? 

03 décembre 2014

Petite touche de blanc

Photo prise avec mon cellulaire ce matin
Je suis tout à mon bonheur de la neige!
Il neige!
Est-ce parce que je suis un bébé de décembre que les débuts d'hiver me ravissent autant?
Ou simplement est-ce parce que cette touche de blanc dans tout le gris de novembre, fait un bien immense à mon moral "d'hiver"?
Toujours est-il que lorsque je tourne la tête vers la gauche et que je vois par la fenêtre de mon bureau, les toits enneigés à travers les branches des arbres nus, je deviens souriante comme une gamine!
J'aime la neige et l'hiver je l'aime aussi (bon, il ne doit pas s'éterniser après février, parce que c'est comme la visite qui ne sait pas partir... Je m'impatiente et je commence à montrer des signes de fatigues évidents!)
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J'ai décidé de faire le bilan 2014 avec vous.
Je vais revenir ici faire des petits points d'éclats ou de rages ou encore de béatitudes et de gratitudes aussi.
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Chaque année je me souhaite de la paix.
Chaque année il en arrive peu.
Beaucoup de choses se bousculent depuis 5-7 ans et franchement, même si ça apporte aussi de bonnes choses, je souhaite encore plus qu'avant que 2015 se passe en douceur, en chaleur et en bonne humeur.
Je recherche la paix, la vraie, celle que l'on ressent tout au fond de sois et qui n'est pas ébranlée facilement.
Je pense que j'ai appris dans les dernières années à mettre mes limites et à me sentir bien en le faisant.
Je vais appliquer mes apprentissages en 2015 et centrer mes actions à pacifier ce qui rest à l'être.
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À bientôt pour le bilan...
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10 novembre 2014

Comme une vague...


Henri Privat livemont : La vague
Ce qui a semblé n'être qu'une goutte dans l'océan de l'interdit s'est avéré être l'océan lui-même.
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Des femmes bien en vue qui expriment et qui racontent.
Pas pour se faire plaindre, pas pour demander justice.
Juste pour établir un fait.
Juste pour dire que ça existe autour de nous, parmi nous.
Que ce ne sont pas des ouïes dires.
Qu'on n'en meurt pas toutes, mais qu'on n'en est pas moins des combattantes et des victorieuses!
Que la peur existe bel et bien pour des raisons qui sont réelles.
Pas des histoires à faire peur.
Que le bonhomme 7 heures est bien présent.
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J'ai lu ce matin dans le journal qu'une journaliste se sentait mal de ne jamais avoir été ni abusée, ni violée.
Quel manque de délicatesse!
Pas parce que des femmes prennent la parole, se lèvent debout, fragiles et fortes à la fois, que ces femmes souhaitent que toutes aient vécu la même histoire!
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Une femme sur trois, ça veut aussi dire deux femmes sur trois qui n'ont pas eu à surmonter ces sensations collantes et qui n'ont pas eu peur des mains, de la bouche et de la peau de quelqu'un qui ne demandait ni permission, ni consentement. Deux sur trois qui ont pu explorer, s'amuser sans se demander si les sensations qu'elles éprouvaient étaient "convenables" ou encore "saines"...
Deux sur trois qui ont été nerveuses, parce que les sensations étaient nouvelles, que la nouveauté fait toujours un peu peur, mais que ça fait partie du "thrill"...
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Deux femmes sur trois, qui ont la chance de jouir sans souffrance, sans culpabilité, qui ont la chance d'habiter dans leur corps, sans en sortir par l'esprit, par peur de ressentir quelque chose "là"...
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Quand une de ces femmes se lève, parle et dit l'innommable, ce n'est certainement pas pour que les deux autres se sentent coupables. C'est pour que ça ne leur arrive pas.
Sophie Crégut : vague bleue
C'est pour éviter que la statistique n'augmente. C'est pour lui donner une chance de descendre aussi.
Pour laisser la chance à celles qui vivent l'impensable, de pouvoir se lever et aller devant la justice si c'est ce qu'elles désirent, c'est pour donner un appui, une assise à toutes celles qui sont sans voix.
Rien de plus.
Et surtout rien de moins!
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Que la vague devienne tsunami.
Pour qu'on aille chercher toutes ces sirènes qui ne savent pas encore combien il est plus simple de se départir d'un tel secret.
Même si on n'a pas les mots pour le dire.
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07 novembre 2014

Vendredi citation

Pour avoir attendu très longtemps qu'on me prenne dans ses bras afin que je puisse me reposer et m'appuyer pour la route.
J'ai réalisé que bien que l'on puisse s'assoir et souffler un peu, ce sont mes propres pas sur ma route qui m'ont amené le plus loin et le plus sûrement.
Bien que j'apprécie lorsqu'on me prend la main et qu'on m'éclaire la route...
Finalement j'aime bien choisir là où mes pieds me portent...
 
 

06 novembre 2014

Des mots pour le dire

Image du film d'animation "peur du noir"

Une femme sur trois. Regardez autour de vous, dans votre cercle d'amies, dans votre lieu de travail aussi. Au niveau statistique une femme sur trois a été ou sera victime d'agression sexuelle allant du harcèlement au viol avec toutes les nuances qui se trouvent à l'intérieur de ce spectre terrifiant! 
Une femme sur trois.
Toutes les fois que je dis ces chiffres dans mon entourage on me dit que j'exagère et pourtant quand on poursuit la discussion, les langues se délient...
La plupart des hommes avouent avoir eu une amoureuse ayant été victime, une mère parfois...
Chez les filles, les langues ne se délient que très rarement.
On ne dit pas ces choses-là, même entre nous... Ou encore, c'est dit à demi-mot, on ne creuse pas la question.
Pourquoi?
Probablement parce que personne n'a envie d'être une victime.
Parce que forcément le regard change face à une victime.
Que ça peut parfois être lourd à porter, en plus de porter en soi les souvenirs, les stigmates émotifs et les conséquences psychologiques de tels actes.
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Combien de fois ais-je parlé avec mes amies de la peur que nous avons eue avec un ancien amoureux, une connaissance ou en groupe?
De vraies peurs, des situations où on s'est senties en danger...
Ça aussi on le porte en soi.
Je ne connais pas beaucoup d'hommes qui ont cette peur au ventre lorsqu'ils marchent dans une rue sombre le soir... ou passent à côté d'une ruelle ou se retrouvent seuls dans une rame de métro et qu'entre un autre homme.
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Une femme sur trois.
Je regarde autour de moi, calcule le nombre de femmes qui m'entourent tant dans ma vie personnelle que professionnelle.
Ça fait quelque 17 femmes victimes d'agressions sexuelles.
Là-dessus, je suis certaine d'une.
Et quand j'entends partout des phrases telles que : "Plus jamais le silence", je me demande comment prendre et rendre la parole dans cette montagne de silence autour de moi.
On parle souvent de tout...
Et pourtant jamais de ça.
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J'ai bien peur que tout ce battage médiatique ne fasse pas que du bien.
Que ça fasse remonter la peur, l'angoisse et la honte.
Que les femmes qui ont décidé de ne pas parler se sentent coupables (encore!)...
J'espère tout de même qu'avec les réseaux sociaux, qu'une petite fille qui a un père, un frère, un oncle, un voisin, un grand-père ou autre qui aime se faire du bien sur sa peau, son dos, son âme, sache hors de tous doutes que ce qu'elles vivent n'est pas normal. Je le sais qu'elles s'en doutent... Mais je sais aussi combien la peur est plus forte que le doute.
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Alors, voilà...
Une femme sur trois.
Quel chiffre aberrant!
Apeurant!