...Ce que c'était de ne *rien faire* pendant deux semaines!
Par ne rien faire j'entends, ne pas faire ni ménage, ni lavages, ni repas, ni discipline (ou pas trop en tout cas)....
Je pense que la dernière fois que ça m'était arrivé c'était à l'adolescence (longtemps donc!!).
C'était agréable de lire et lire encore sur le bord de la mer et quand la chaleur se faisait trop intense? Allez hop! Dans la mer. Une vie très douce nous attendait à Cuba. Bien sûr elle est douce pour les touristes. Nous sommes pris en charge dès l'aéroport et ce, jusqu'à la fin du voyage. Nous nous sommes bien rendus compte que la vie était plus difficile pour les cubains. Bien sûr ils sont contents de travailler dans un complexe touristiques. Ils ont la possibilité d'arrondir leurs maigres fins de mois. Ce que les enseignants et les travailleurs autres n'ont pas la chance de faire... Mais est-ce qu'ils sont libres de dire tout haut ce qu'ils pensent tout bas? Non. Nous avons poussé l'audace de poser des questions politiques à certaines personnes, pour nous rendre compte que tous ceux qui travaillent dans l'industrie touristique, travaillent en fait pour le ministère de la défense cubaine. C'est l'armée en fait, qui engage ceux qui nous pilotent dans Cuba. Ça change la perspective de la liberté d'expression j'imagine!
Ce que j'ai vu de Cuba et les cubains rencontrés m'ont réellement donné envie de pousser l'exploration hors des sentiers balisés. J'espère y retourner en sachant parler l'espagnol, et dans des casa particular, forme de plus en plus admise par le gouvernement cubain, sortes de gîte du passant, où l'ont vit chez les gens. Question de rencontrer l'âme cubaine qui me semble très similaire à ce que j'aime chez les gens. L'ouverture, la créativité, le rire facile et surtout ça semble être un peuple éduqué, curieux et franchement allumé!!
...
Je reviens très bientôt avec des anecdotes, je dois mettre en ordre mes notes et surtout laisser un peu retomber mes émotions de vacances...
Je suis en feu et tellement énergisée par tout ce soleil, cette immensité qui s'offre au regard, par le temps passé auprès de mes enfants, de mon amoureux et de ses filles...
Ça m'a fait un bien immense de prendre le temps de respirer, de lire et de voir le temps passer tranquillement.
Des mots, des images... De la couleurs, des saveurs et des idées lancées, comme des bouteilles à la mer dans le cyberespace !
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16 août 2012
31 juillet 2012
Vacances
Ce n'est ni négligence, ni du rejet, ni du délaissement de ma part.
Depuis plus de deux semaines je travaille d'arrache pied à un projet de rénovations qui me fait coucher trop tard et lever bien trop tôt.
Il y a aussi les vacances et le soleil.
Et demain...
L'avion, afin que l'on parte en tribu, voir si les palmiers ont de quoi envier nos arbres si beaux ici, cet été!
Nous faire dorer sur la plage en buvant des mojitos et jouant dans les vagues...
J'en rêve.
Ce sera la première fois pour moi, dans un tout compris.
Pas tellement mon trip.
Mais ma foi, avec toute cette ribambelle d'ados de tous les âges...
Après consultations et vote à mains levés...
C'est ce qui a été décidé.
J'en suis ravie.
Du R-E-P-O-S!
Pas de repas, ni de lits, ni d'excursion à planifier et préparer...
Pas de "Allez, debout on doit aller visiter ici ou là..."
Que du "Ah j'ai terminé mon livre, je pense que je vais aller taquiner les vagues..."
...
On se recroise ici bientôt.
J'adore vous lire et vous écrire...
Hâte de reprendre ma petite routine du matin avec vous.
Mais pour l'instant...
Je profite à fond de tous ces instants de bonheurs et de labeurs...
...
J'espère que vous passez un bel été!
Depuis plus de deux semaines je travaille d'arrache pied à un projet de rénovations qui me fait coucher trop tard et lever bien trop tôt.
Il y a aussi les vacances et le soleil.
Et demain...
| Photo non retouchée, par manque de temps... Projet farniente et bling bling |
Nous faire dorer sur la plage en buvant des mojitos et jouant dans les vagues...
J'en rêve.
Ce sera la première fois pour moi, dans un tout compris.
Pas tellement mon trip.
Mais ma foi, avec toute cette ribambelle d'ados de tous les âges...
Après consultations et vote à mains levés...
C'est ce qui a été décidé.
J'en suis ravie.
Du R-E-P-O-S!
Pas de repas, ni de lits, ni d'excursion à planifier et préparer...
Pas de "Allez, debout on doit aller visiter ici ou là..."
Que du "Ah j'ai terminé mon livre, je pense que je vais aller taquiner les vagues..."
...
On se recroise ici bientôt.
J'adore vous lire et vous écrire...
Hâte de reprendre ma petite routine du matin avec vous.
Mais pour l'instant...
Je profite à fond de tous ces instants de bonheurs et de labeurs...
...
J'espère que vous passez un bel été!
04 juillet 2012
À l'impossible nul n'est tenu...
Cette histoire inspirée d'une histoire vraie est une fiction triste. J'extrapole les idées et les pensées et donne une fin ouverte au bonheur. Car pour moi, rien ne vaut d'être heureux dans sa vie de "femme" ou "d'homme". Sans rien enlever aux bonheurs d'être parent... Un jour les enfants volent vers leur nid, leur vie et leurs petits oisillons... Il faut alors savoir jouer avec plaisir dans notre jardin d'amour et de bonheur propre et juste à nous...
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Il
faisait un peu gris, lourd. Elle avait 12 ans, peut-être 14 aussi. Je ne me
souviens plus très bien des détails racontés près d’une bouteille de rosée.
Elle
avait les jambes d’une gazelle et le pas décidé. Lui. Solitaire. Jouant au parc
pour la voir mieux et plus près l’été. Il a plus de chance là pour l’aborder
qu’ailleurs. Ailleurs, ce sont ses frères qui veillent ou ses amis. Car elle en
a. Une joyeuse bande à part ça. Pas qu’elle soit plus populaire qu’une autre,
mais elle aime l’amusement, elle aime être entourée et ce que permet de faire
un groupe! Les niaiseries se font mieux à plusieurs… Moins risqué de se faire
prendre que seule…
C’était
l’été et la rentrée scolaire encore bien loin. Les gars jouaient quand même au
hockey dans la rue, les filles se faisaient dorer la peau au soleil. Le temps
de l’innocence qui se perd à petits coups de regards et de phrases lancées,
malhabiles.
Ces
deux-là sont sous le radar. Non pas de cupidon, mais d’un désir crasse qu’ils
ne comprennent pas encore. C’est écrit dans le ciel. Ils se connaîtront un jour
bien mieux et pas juste par leur prénom.
…
Leur
histoire commence par cette journée grise et se poursuivra sur des multitudes
de lunes, pleines ou noires… Comment pouvaient-ils savoir ce matin-là qu’ils
mettaient la lettre majuscule à une histoire fleuve? Comment pouvaient-ils
imaginer qu’ils inventeraient mille et un points de suspension, d’interrogation
et d’exclamation? Personne ne peut croire que le désir et l’amour soient si puissants
et dévastateurs. On a tous en tête les belles images des films d’amour qui
finissent bien. La leur… ne se termine jamais. Comme un éternel recommencement,
les chapitres d’un livre qui n’arrête pas de s’écrire et qui se lit, une boîte
de mouchoirs à la main. Rarement légèrement.
…
C’est
une histoire triste qui a parfois des allures de fêtes foraines, une histoire
qui se joue comme une tragédie grecque, mais aussi comme un théâtre d’été. Des
portes claquent, des rêves volent en éclats. Des mensonges se trament… Et
toujours le désir. Le désir d’aller au bout de cette chose qui dévaste, qui
prend toute la place dans le corps et dans l’âme. Cette chose qui au final,
froidement regardée, n’est pas si bonne que ça. Banale même. Le cul quand même.
Ça beau avoir de grandes ambitions, arrive un temps où ce n’est tout de même
que du cul. Le sexe dans cette histoire est souvent meilleur en pensées que
dans la réalité. Trop terre à terre la réalité. Cette histoire qu’ils rêvent
tous les deux, dans le monde réel se bute à des aléas bien trop petits et
grands à la fois. Ça ne se peut juste pas.
Et
pourtant.
Il
ne manque pas grand-chose à la recette de cet amour qui dure depuis trop
longtemps. Comme une fixation d’enfants têtus à qui on a refusé le bonbon et
qui en parlent encore adulte, en disant à quel point leur vie aurait été changée
par cette sucrerie…
Donc…
Que
manque-t-il donc dans ce mélange de deux êtres qui se torturent à trop rêver
toujours l’un de l’autre?
Un
peu de temps, de disponibilité peut-être. Un soupçon de laisser-aller.
Peut-être la recette originale a-t-elle trop le goût de fumée aussi?
Peut-être
manque-t-il une bonne tasse d’abandon?
…
Toujours
est-il que, mus par un rythme qui leur est propre, ils se cherchent, se
trouvent, se goûtent encore, se sentent et se laissent… Malgré le temps qui
passe, les enfants, la vie qui continue, l’autre reste toujours quelque part
dans ce cerveau reptilien des amours qui ne meurent jamais.
Peut-être
que ça fait mille vies qu’ils sont amants et que leur beauté a fait ombrage à toutes ces déesses et dieux du monde. Ils se sont mis en colère et les ont condamnés!
Se
désirer, se chercher, se retrouver, s’aimer… Pour ensuite pleurer la démesure
de leurs incompréhensions, leurs incompatibilités.
Voilà leur châtiment!
Voilà leur châtiment!
…
Si
l’un et l’autre sont certains de s’aimer si fort…
Si
se laisser encore et encore, ne change rien aux sentiments qui les habitent.
Pourquoi
ne pas faire place au possible?
Ailleurs! Sur d'autres peaux, d'autres odeurs?
Avec quelqu’un d’autre?
Avec quelqu’un d’autre?
Peut-être au fond, est-ce là la réelle punition des dieux?
Rendre
tous les autres possibles invisibles?
Je ne peux croire que les dieux soient si violents.
La punition d'avoir été beaux et purs dans l'amour et le désir, ne peut durer si longtemps.
La punition d'avoir été beaux et purs dans l'amour et le désir, ne peut durer si longtemps.
Il
faut une tempête pour briser ce barrage qui retient la plénitude depuis si longtemps!
Il faut enfin apprendre
à désirer l’autre, savoir qu’il est en nous pour toujours et comprendre en soupirant, que les
impossibles prennent trop de place pour se priver de la vie qui coule enfin!
Apprendre à voir avec des lunettes neuves, qui rendent les autres visibles, enfin.
S'émerveiller de l'immensité de l'offre et de ses beautés!
Apprendre à voir avec des lunettes neuves, qui rendent les autres visibles, enfin.
S'émerveiller de l'immensité de l'offre et de ses beautés!
Croire
que le meilleur est à venir.
Sans cette autre moitié qui nous retient bien malgré lui/elle. Sentir sa présence, savoir que ça ne nous quittera jamais. Ressentir profondément qu’il ne souhaite
en somme, que notre bonheur.
Alors…
Courir!
Loin!
Allez le prendre, le saisir par la peau du cou et le savourer à tous les instants que notre souffle le permet!
Loin!
Allez le prendre, le saisir par la peau du cou et le savourer à tous les instants que notre souffle le permet!
Saisir
que le désir imprimé si jeune n’est viable que dans les rêves que le sommeil
apporte.
03 juillet 2012
jugements et beauté!
Il existe une légende urbaine qui dit que les paons
sortent leurs atours pour séduire les belles qui les regardent.
Mon expérience indique plutôt qu’ils sortent leurs
bleus, leurs verts et leur intensité incroyable lorsqu’ils veulent impressionner et
faire peur. Un peu comme les gars sur Crescent qui sortent tout d’abord leurs
clés de BMW sur le comptoir du bar et ensuite, vers 3h00 du matin, leurs biceps
pour faire peur aux autres prédateurs…
;-)
28 juin 2012
Patience
« Celui
qui, par quelque alchimie sait extraire de son cœur, pour les refondre
ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon
crée cet atome qu’on appelle l’amour »
Khalil
Gibran
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![]() |
| http://myrivendell.wordpress.com/2012/04/13/can-you-teach-compassion/ |
Il
me manque parfois quelques ingrédients dans ce que Khalil (oui, je le tutoie et
l’appelle par son prénom… Nous sommes intimes depuis si longtemps!), appelle l’amour.
La patience notamment. Le respect il ne m’en manque que rarement, mais ça m’arrive.
Je ne serai pas béatifié sur l’hôtel de la sainteté, quoique je ne sois pas
certaine que les saints avaient tant de patience que ça.
…
Je
suis plus du genre à invectiver la vie, Dieu, les astres, le karma et les
déesses de la pluie ou du désert. Incroyante à une force suprême qui agiterait
les cordes de nos vies de marionnettes, mais très croyante à une puissance
globale, sur les énergies échangées. Je ne chicane que très rarement sur les
mots… Si les gens appellent Dieu ce que moi j’appelle Karma ou énergie. Ça me
va très bien.
…
La
patience donc.
Je
commence réellement à en manquer en vieillissant… Moi qui pensais qu’on
devenait sage avec le temps. Au contraire. Je tape du pied plus souvent qu’avant.
Je veux que ça bouge et vite. Je manque de patience surtout lorsque je vois les
gens que j’aime malheureux ou ayant de grosses peines. Je voudrais pouvoir
changer le cours des choses. Mais bon. Je n’agite aucune ficelle d'aucunes
marionnette et parfois, je vous le dis en secret, j’ai l’impression de ne même
pas tenir les miennes! Plutôt l’impression de surfer sur les vagues des
événements, plutôt que de choisir la direction du vent! Je pense que ça me
convient ainsi. J’aime être surprise. Je déteste la routine.
…
La
patience donc…
Je
viens d’apprendre la mort du frère d’une collègue que j’aime bien. Une mort
prématurée pour elle et préméditée pour lui (cette tournure de phrase vient de
cette écrivaine que j’adore lire dans Le Devoir le vendredi et dans son blogue
au fil des jours…)
![]() |
| http://spirituallydirected.blogspot.ca/2010/07/what-we-have-in-common.html |
Je
voudrais aller le réveiller, le semoncer, le sermonner. Lui faire voir toute la
désolation de son geste si grave. Je voudrais enlever la belle N. lui montrer
les étoiles de la nuit, les lucioles grandioses dans le parc près de chez moi.
Pour qu’elle voie à quel point ça peut être beau aussi quand il fait noir. Mais
la noirceur de sa peine doit être comme un trou noir. Elle gobe sûrement toute la beauté
du monde. Et là je ne suis pas patiente quand je vois le monde autour qui sont mangé
par ces trous béants qui, me semble-t-il n’arrêtent pas de grandir avec le
temps.
…
La
patience donc…
J’en
manque tellement et pour tellement de choses! J’en manque pour ce pays qui vire
à droite, pour cette province qui vire aussi du même bord. J’en manque pour les
démagogues, les « je sais tout ». J’en manque pour tous les hommes
qui font de la peine à mes amies et l’inverse quand c’est le cas! J’en manque
pour la bureaucratie inefficace, j’en manque totalement pour presque tout.
Demandez à mes enfants! Ouf!
…
La
patience donc…
Si
c’est un ingrédient essentiel dans l’amour… Moi qui aime cuisiner et change
constamment les recettes. Qu’est-ce qui pourrait bien remplacer la patience
dans l’amour?
Je
parle du vrai, du grand, du puissant. Qui peut changer en sourires (même timides)
des peines qui nous avalent, qui peut aider quand l’envie de taper du pied et
de bougonner arrive.
Avez-vous
une idée??
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