12 février 2013

Histoire de fille (ou comment les hormones me mènent par le bout du nez...)


Envie de mordre!
De tordre des cous, de brasser des gens, de donner des coups de pied au c…
Envie de changer de peau, de poids, de face aussi pourquoi pas!
Besoin d’air frais en même temps que de chaleur.
Envie de câlin, incapable de supporter la proximité.
Une fois par mois que ça m’arrive. De moins en moins réglé par mon horloge interne qui se dérègle tout comme mon thermostat intérieur!
On dit que la force de la femme réside dans son pouvoir de fécondité!
Eh bien, j’arrive à un point où je ne supporte plus ce pouvoir des hormones sur mes humeurs, sur mon tempérament et sur mes tolérances aux autres et à moi-même!
Je suis trop jeune pour être full préménopause??
Pfff! Dites-le à mon corps!!!
Lui n’en fait qu’à sa tête.
Je n'arrive pas à trouver qui a fait ce dessin...
Finalement, lui et moi sommes aussi butés l’un que l’autre…
Je sais, ce sont des histoires intimes, habituellement on ne parle pas de ces choses là. Les histoires de filles, de femmes. Mais pourtant ces histoires bouffent nos énergies et l’énergie des gens qui nous entourent. Difficile d’être sur un wagon de montagne russe! Un jour tout le monde il est beau et il est gentil. L’autre jour il ne sait plus manger, l’autre sape dans son bol de céréales et l’autre respire trop fort! Ils me cherchent tous ou quoi???
Coup d’œil au calendrier…
Ah merde… C’est pas eux. C’est moi!
Alors, c’est à coups d’un dialogue intérieur qui ressemble à : « calme toi la grande! », « change de pièce », « respire par le nez »… Que j’essaie de relativiser ma vie!
En même temps…
Je trouve que ce qui m’agace au plus haut point ces jours-là sont des choses qui sont réellement agaçantes. C’est tout simplement que les autres jours, je vis bien avec, j’arrive à mettre l’accent sur les choses qui vont bien, à faire abstraction de tous ces petits « riens » qui m’agacent quoi!
Alors me vient le questionnement suivant : Est-ce que je devrais faire moins abstraction le reste du mois et ça irait mieux pendant cette période « maudite »? Ou bien je trouverais autre chose, mue par ces hormones qui me rendent hyper sensible à mon environnement (odeurs, petits bruits de corps, bordel environnant, petits et grands tracas quotidiens…)?
La question se pose…
Et j’essaie vraiment d’en rire

8 commentaires:

Petite libellule a dit…

Aaaaahhh... Ton billet me fait sourire, toi qui me sembles un exemple de calme, de tolérance, d'empathie et de zénitude.

Tu passes donc toi aussi par ces périodes... disons... plus explosives du mois?

Oui, rions-en! :)

Élise a dit…

Je pense que je vais faire lire ce billet à mon chum! Il pensera que c'est moi qui l'ai écrit ;-) C'est drôle comme ce sont exactement les mêmes affaires que je trouve insupportables - tout le temps - mais de façon décuplée une fois par mois! Il paraît que le vin est un bon antidote à ces émotions-là.

Julie Deblois a dit…

Pouahahahahaha! Petite libellule... Mon chum va rigoler quand il va lire comment tu me perçois!
;)
Je suis douce comme l'eau d'un ruisseau, mais forte comme un torrent...
Je peux déménager si tu savais!

Petite libellule a dit…

Tant mieux! Je suis moins complexée de mes peaks caractériels alors! :D

Fleur d'âme a dit…

Pouaahhhh! Je me reconnais aussi dans ton billet,... ainsi qu'une collègue qui devient si frustrée de la vie, une fois par mois! Je vais lui faire lire ton billet! Un peu d'introspection ne fait de mal à personne non!

Bonne journée!

Anonyme a dit…

Je rigole, je commence aussi à être comme ça!!!
Et pour ta question, non, ne fait pas moins abstraction durant le reste du mois, sinon ça sera autre chose qui te mettra en rogne!!! Imagine si tu change à chaque fois parce que tu ne fait plus abstraction de rien, même en temps régulier!!! Ouch, la révolution assuré chez toi, et pas par toi! ;)
Isabelle

Nathalie a dit…

Ah!!!! Une autre comme moi! On se part un club? "Les trop jeunes (du moins, dans leur tête) pour être ménopausées!"

Les hormones créent chez moi des blues incroyables, mon humeur fait des chutes phénoménales (moi qui suis de nature si heureuse et souriante), j'ai envie de pleurer toute la journée. Je me dis parfois que ça me ferait du bien d'en parler avec d'autres comme moi... Les gens autour de moi essaient tant bien que mal d'aider un peu, mais je vois bien qu'ils ne comprennent pas du tout... Et puis un matin, avec l'arrivée des règles, le nuage gris se lève et je redeviens moi-même.

Foutues hormones...

Julie Deblois a dit…

C'est quand tu veux Nathalie!
C'est fou hein?
J'essaie des trucs naturels en ce moment qui semblent vouloir aider...
mais je manque de rigueur...
Moi aussi j'ai de la difficulté à trouver bonnes oreilles!